Meilleurs films de la décennie

The Yards, Valse avec Bachir, There Will be Blood, Les Climats, Mulholland Drive, Elephant, L'Emploi du temps - La Vie moderne, Le Voyage de Chihiro, Magnolia et Eternal Sunshine of the Spotless Mind, composent mon Top 10 des meilleurs films de la décennie 2000-2009.
Rétrospective - Les 20 meilleurs films de la décennie 2000-2009

Les coups de coeur (et coups de gueule) du mois

Drive, de Nicolas Winding Refn - Sortie le 5 octobre 2011

Nicolas Winding Refn, réalisateur danois remarqué, signe un polar stylisé dans les rues de Los Angeles, à la fois romance flottante entre deux âmes égarées, et polar à la violence brute, efficace et millimétré. Le tout porté par un personnage minéral, sec, taiseux, nouvelle figure du héros du XXIe siècle (impérial Ryan Gosling). Grande réussite !

 

Le Skylab, de Julie Delpy - Sortie le 5 octobre 2011

Réunion de famille drôle et tendre, parfois maladroite à l'image de sa réalisatrice. Mais son sens du détail, sa petite musique nostalgique, et surtout la pertinence de son regard sur l'enfance emportent immédiatement l'adhésion ! Une des réussites de l'année côté cinéma français... 

 

19/08/2011 : Marion Cotillard, héroïne principale du prochain film de James Gray !

Je me pince, serait-ce un cauchemar ? L'actrice la plus mielleuse du cinéma mondial (voir Inception !), croisera la route du plus mesuré et millimétré des cinéastes américains (voir chacun de ses films !) !  Le pitch ne laisse rien augurer de bon : une immigrée polonaise qui doit se prostituer pour subvenir aux besoins de sa soeur malade.

Seule bonne nouvelle : le film signe le retour au cinéma de Joaquin Phoenix !

Musique de film

C'était en 1995, Martin Scorsese filmait Sharon Stone dans Casino sur la musique de Love is Strange (Mickey and Sylvia. Sylvia Robinson est décédée le 29 septembre). Cette chanson, ce moment (la rencontre entre Stone et De Niro), cette actrice, resteront à jamais gravés dans la mémoire des cinéphiles. Un petit miracle qui tient à quoi? La blondeur, le sourire final, l'inventivité visuelle de Monsieur Scorsese, la démarche de Miss Stone au ralenti, le regard fasciné de Robert De Niro... Appréciez plutôt...

 

Les mots des cinéastes

Nicolas Winding Refn, réalisateur de Drive

[A la fin de sa première entrevue avec Ryan Gosling qui lui propose de réaliser le film] "Pendant le trajet, alors que je me demande ce que je fais là, que j'ai toujours envie de tuer Harrison Ford et pas du tout de faire un film de voitures, Ryan allume la radio qui diffuse la chanson I can't fight this feeling any longer, de REO Speedwagon, un tube des années 1980. Parfois, quand on est fiévreux, on est très émotif. Je sens que cette chanson me fait quelque chose... j'augmente le volume et je commence à pleurer ! Ryan s'affole un peu. Je commence à chanter à tue-tête, de plus en plus fort. Je me tourne vers lui et je m'écrie : "Ca y est, j'ai trouvé ! Drive, c'est un film sur un gars qui conduit la nuit en écoutant des chansons pop, car c'est sa seule manière de décompresser émotionnellement !" "Dans le mille !", me répond-il. Voilà comment Drive est né. (Positif, octobre 2011)

Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 16:07

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Le pouvoir inspire décidément les réalisateurs des films de cette fin d'année 2011, des deux côtés de l'Atlantique. Avant L'Exercice de l'Etat, sorti cette semaine, c'est la nouvelle réalisation de George Clooney qui s'offre aux spectateurs.

 

Stephen Meyers est le jeune mais déjà très expérimenté conseiller de campagne du gouverneur Morris, qui se prépare pour les élections à la présidence américaine. Idéaliste et décidé à faire honnêtement tout ce qu’il peut pour faire gagner celui qu’il considère sincèrement comme le meilleur candidat, Stephen s’engage totalement. Pourtant, face aux manipulations et aux coups tordus qui se multiplient vite, Stephen va devoir faire évoluer sa façon de travailler et de voir les choses. Entre tentations et désillusions, les arcanes du pouvoir le transforment…

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Sur le papier, le réalisateur de Good Night and Good Luck avait tout pour réussir un film politique ambitieux sur les arcanes du pouvoir. Sur le papier seulement... A l'épreuve de la réalité, Les Marches du Pouvoir est un film tiède, cinématographiquement peu ambitieux, où une intrigue secondaire sentimentale un peu téléphonée prend trop d'importance face à ce qui constitue l'enjeu majeur du film : la transformation d'un jeune conseiller de campagne en véritable "animal politique", cynique et corrompu.

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Alors oui, on ne doute pas de la sincérité de la démarche de George Clooney. En adaptant la pièce de théâtre Farragut North, de Beau Willimon, il a voulu montrer comment corruption, cynisme, chantage, arrivisme et ambition constituent le cocktail fatal de celui qui touche de près au pouvoir, et plus particulièrement ici à sa conquête. La relation entre Paul (Philip Seymour Hoffman) et Stephen (Ryan Gosling) est le grand atout du film car elle met en lumière les doutes et le cheminement intérieur du conseiller du candidat Morris (George Clooney). Le reste du temps, et même s'il est bien dialogué et construit de façon assez efficace, le film reste trop à la surface des êtres et des événements.

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Reste un casting de choix. Outre George Clonney en candidat crédible aux Primaires démocrates, on y retrouve Philip Seymour Hoffman (Magnolia, Good Morning England), Paul Giamatti (Sideways, Les Winners), et Evan Rachel Wood (jeune actrice de 24 ans découverte dans Thirteen, et vue récemment dans The Wrestler ou Whatever Works). Dans le rôle principal, Ryan Gosling confirme son potentiel magnétique, notamment dans la première partie du film. Son jeu manque plus de finesse en fin de programme lorsque l'homme doit faire face à ce qu'il est devenu. Trop monochrome, Gosling semble ici nous rejouer la partition de Drive, son précédent film. Mais ce qui fonctionne dans un film stylisé à l'extrême ne fonctionne pas dans un film de facture trop classique.

 

 

Par Guillaume - Publié dans : Actuellement dans les salles - Communauté : A voir, à lire, à écouter
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 16:13

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Juillet 1979, pendant les vacances d’été dans une maison en Bretagne. A l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, oncles, tantes, cousins et cousines sont réunis le temps d’un week-end animé.

 

Avec ce Skylab qui plane au-dessus de cette famille réunie un week-end de 1979 en Bretagne, Julie Delpy installe tout de suite une atmosphère particulière. Un espèce de temps suspendu. Le temps d'un week-end. Nostalgie du souvenir. Celui d'Albertine, alors âgée de 11 ans, dont les parents, gauchistes, anti-conformistes, tranchent avec le reste de la famille. Rires, engueulades, traversée d'une plage nudiste, chansons, premiers émois de l'adolescence, Julie Delpy s'avance sur des sentiers très balisés.

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Et pourtant... La cinéaste se mue en formidable raconteuse d'histoire. Foutraque et bordélique, le film l'est assurément. Mais par sa manière de regarder tous ses personnages avec tendresse, par son sens du détail, la réalisatrice livre des moments de vie. Parfois maladroit, mais bourré de fantaisie, et porté par des personnages drôles et attachants, le film est étonnant car il s'installe dans la durée. Julie Delpy n'a pas peur des longueurs, des temps faibles. Au contraire, elle les cherche pour mieux mettre en valeur ses personnages. Un exemple : une scène de repas qui dure au gré des averses et du beau temps qui revient. Julie Delpy joue avec la météo et les ruptures de ton, pendant que ses personnages racontent eux-mêmes des histoires (et se racontent).

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C’est dans ces moments-là, lorsqu’elle met en scène ses « conteurs », que Julie Delpy touche au plus juste et en plein cœur. Intermèdes en chansons autour de la table, ou histoires à faire peur la nuit sous la tente… Le film n'est jamais aussi réussi que lorsqu'il retrouve le ton de l'enfance. À l’image de Julie Delpy, représentée ici en petite fille de 11 ans à l’aube des découvertes de l’adolescence, et qui pencherait pour l’insouciance plutôt que la responsabilité, la légèreté plutôt que le réalisme.

 

 

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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 19:20

drive-nicolas-winding-refn.jpg 

Plus un sujet est banal, plus le réalisateur doit le transfigurer par son point de vue, sa mise en scène, son style. Et la réussite de Drive est effectivement d'abord et avant tout affaire de style. Nicolas Winding Refn, réalisateur danois déjà très remarqué par les critiques du monde entier, signe un polar stylisé dans les rues de Los Angeles, à la fois romance flottante entre deux âmes égarées, et polar à la violence brute, efficace et millimétré. Le tout porté par un personnage minéral, sec, taiseux, nouvelle figure du héros du XXIe siècle.

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Un homme solitaire, cascadeur pour le cinéma le jour et chauffeur pour braqueurs la nuit, tombe amoureux de sa voisine dont le mari, qui s'apprête à sortir de prison, traîne une dette envers des mafieux qui veulent le faire payer et menacent de s'attaquer à sa famille. Face au danger qui menace celle qu'il aime, il décide d'aider son mari pour un dernier braquage... Mais l'affaire tourne mal...

 

La première séquence du film est un régal d'action millimétrée. Une course-poursuite de haute volée, filmée telle un jeu vidéo, qui se termine comme une évidence dans le parking d'un stade. Une casquette des Dodgers vissée sur la tête, notre héros s'éloigne nonchalamment, témoignant d'une maîtrise parfaite (même si sur un fil) de chaque étape de son travail. Maîtrise de soi, maîtrise de la mise en scène.

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Première séquence trompeuse... Car dès lors, le réalisateur s'emploie à détourner son récit, et peut-être à décevoir les attentes de ses spectateurs. C'est tout le prix de ce film si spécial et si beau. La mécanique de la première séquence laisse place à un soudain changement de rythme. Utilisation du ralenti, musique électro planante, travellings avant, arrière, circulaires, tous les éléments de mise en scène plongent notre héros taiseux dans une atmosphère cotonneuse qui perdurera jusqu'à la fin du film. Sa romance avec sa voisine prend ainsi la forme d'une rêverie planante. Elle avance lentement, nonchalamment. Les deux personnages se parlent à peine, les échanges de regard se suffsent à eux-mêmes.

 

Une romance flottante qui trouve son point d'acmé dans une scène d'ascenseur qui deviendra à coup sûr un classique. L'expression de l'amour le plus pur est suivie de façon brutale d'un déchaînement de violence sanguinaire digne d'un film de Martin Scorsese. La rupture de ton provoque un effet glaçant. La porte de l'ascenseur se referme et sépare à jamais les deux amants. Magistral !

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Au-delà de la réussite singulière du film, Nicolas Winding Refn dessine ainsi une nouvelle figure de héros, de justicier (Ryan Gosling, minéral). A la fois flottant et déterminé, nonchalant et violent, taiseux et sentimental. En un mot, complexe. Un héros de notre temps. 

Les références (notamment Taxi Driver) sont assimilées, Nicolas Winding Refn va même bien au-delà et invente une nouvelle manière. Un nouveau Scorsese, stylisé et ultra-violent, mais vaporeux, sous tranquillisants.

 

 

 

 

 

 

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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 00:11

 

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L'attente était grande à l'approche de la sortie de The Tree of Life, attendu depuis plus d'un an. ENORME déception ! J'adore Terrence Malick. La Balade sauvage, Les Moissons du ciel et La Ligne rouge sont pour moi des chefs-d'oeuvre absolus ! Mais force est de constater que depuis Le Nouveau Monde en 2005, le cinéaste semble singer, parodier son propre cinéma. La subtilité, l'appel aux sens du spectateur sont devenus un maniérisme forcé. Les personnages semblent désincarnés, devenus aussi légers que la mise en scène toujours aussi aérienne de Malick, en dépit d'images toujours aussi sublimes !

 

J'attendrai cependant de l'avoir vu une 2e fois pour vérifier mon 1er jugement.

 

 

 

En attendant, retournez voir le 1er film de Terrence Malick, La Balade sauvage (1975), qui ressort au cinéma dès le 15 juin ! Terrence Malick y suit la cavale d'un couple dans la nature américaine en faisant appel à tous les sens du spectateur. N'expliquant jamais les motivations de ses personnages, ces derniers semblent paradoxalement plus libres que jamais. Un chef-d'oeuvre absolu touché par la grâce avec deux acteurs de génie, Martin Sheen et Sissy Spacek !

 

 

 

 

Et pour une analyse un peu plus fouillée de l'oeuvre de Terrence Malick, vous pouvez lire ici ma critique des Moissons du Ciel, son 2e chef-d'oeuvre sorti en 1979 :

Actualité - Les Moissons du Ciel - Réalisateur : Terrence Malick - USA - Ressortie : 16 juin 2010 - 1re sortie : 1er juin 1979 - Note : 5/5

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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 21:00

21h00

C'est parti pour la 36é cérémonie des César. Arrivée de la présidente, Jodie Foster, qui s'exprime dans un français absolument parfait. La modestie incarnée, elle semble très bien connaître le cinéma français. La cérémonie est ouverte !

 

21h04

Entrée loufoque de Jean Rochefort, qui rappelle qu'il fut le 1er César en 1976. Gabin, Blier, Jouvet, il rappelle les grandes figures de ces années-là. Il fait rire Lionel Jospin !  Hélas, c'est le côté un peu ridicule des César qui commence, avec l'élection du maître de cérémonie de cette soirée... Antoine de Caunes gagne évidemment !

 

21h09

"Plus de 206 millions d'entrées pour le cinéma français", 'Pas de film de Jacques Audiard cette année, ça laisse la chance aux autres". Antoine de Caunes n'a pas totalement tort... Il se met ensuite en scène, jouant dans tous les films nommés : Mammuth, Gainsbourg, L'Arnacoeur, Le Nom des Gens, The Ghost Writer... C'est hélas franchement plutôt mou et pas très drôle. Dommage ! Ca n'empêchera pas les spectateurs fatigués de s'endormir !

 

21h15

Roman Polanski entre pour remettre le César du meilleur premier film.

Pronostic : Gainsbourg (vie héroïque). Mais on aimerait voir des films pêchus comme Tout ce qui

brille ou même L’Arnacoeur remporter un petit quelque chose…

Verdict sans surprise : Gainsbourg. Beau succès en salles et récompense aux César : bravo Joan Sfar !

 

21h23

Guillaume Galienne remet le César du meilleur second rôle féminin. Lui est drôle et rend tout à coup un hommage à Maria Schneider.

Voir Valérie Bonneton ou Karin Viard brandir le César serait un réel plaisir et l’assurance de discours tout sauf convenus. Mais Laetitia Casta ne l’entend peut-être pas de cette oreille…

Gagnante : Anne Alvaro. Pas vraiment une surprise car Anne Alvaro est notamment une grande comédienne de théâtre. Elle avait déjà été récompensée pour Le Goût des Autres en 2001. On récompense plus ici la qualité de la comédienne que la qualité du film, c'est certain !

 

21h30

Emmanuelle Béart remet le César du meilleur scénario original.

Remporter le César du meilleur scénario serait un bon indicateur de la cote d’amour du film de Xavier Beauvois qui semble bien parti pour survoler la compétition. Nous, on a une tendresse pour ces comédies sociales que semble découvrir le cinéma français, représentées par Mammuth et Le Nom des Gens.

Verdict intéressant : Le Nom des Gens est récompensé. Belle surprise ! Le film réussit à parler avec une belle légèreté de choses graves.  

 

21h35

Antoine de Caunes rend hommage à Quentin Tarantino en anglais. Et quel plus bel hommage à Tarantino que de répéter "fuck" à longueur de phrases comme souvent les personnages de ses films ! Là encore, gag totalement raté, un phoque entre sur scène...

A nouveau Emmanuelle Béart pour le meilleur scénario adapté.

Ouf ! Des hommes et des Dieux ne figure pas dans cette catégorie. Ce qui laisse le champ libre à The Ghost Writer, sans doute le scénario le plus efficace de l’année !

Verdict : The Ghost Writer ! Récompense absolument méritée ! 1er César du scénario pour Polanski qui rend hommage à Robert Harris, auteur de l'ouvrage dont est tirée l'adaptation.

 

21h41

Que d'hommages ! Maintenant à Jafar Panahi toujours emprisonné en Iran...

 

21h42

La très belle Mélanie Thierry s'avance sur la scène pour remettre le César du meilleur second rôle masculin.

Tout le monde l’attend, le César ne devrait pas échapper à Michael Lonsdale (Des Hommes et des Dieux).

Et le gagnant est  : Michael Lonsdale, sans surprise. L'acteur de 80 ans remporte son 1er César ! L'acteur raconte une belle anecdote sur la modestie dans le métier d'acteur.

 

21h48

Meilleurs costumes : La Princesse de Montpensier. La vainqueur n'est pas,présente.

 

21h54

César du meilleur court-métrage remis par le tordant François Damiens, plein de mauvaise foi.

Meilleur court-métrage : Logorama, déjà oscarisé l'an dernier. Un film plein de logos !!! "On a pris beaucoup de plaisir à construire un monde de marques, et encore plus à le saccager !" (les réalisateurs)

 

22h01

Elie Sémoun remet le César du meilleur film d'animation. Franchement pas drôle Elie Sémoun !

Pronostic : L’Illusionniste, magnifique film d’animation en référence à Jacques Tati. S’il n’est pas récompensé, j’arrête direct la télé…

Et le vainqueur est : L'Illusionniste, de Sylvain Chomet. Après Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet porte haut les couleurs du film d'animation français. Il rend hommage à Jacques Tati.

 

22h08

Voilà venu le moment du César d'Honneur décerné cette année à Quentin Tarantino. Diane Kriger et Christoph Waltz, acteurs dans Inglorious Basterds, le lui remettent. Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Kill Bill, Jackie Brown... autant de films cultes dans la carrière d'un cinéaste qui reste un OVNI dans la production cinématographique américaine.

Standing ovation. "Vive le cinéma !" (Quentin Tarantino)

 

22h18

Charlotte Le Bon, ravissante Miss Meteo de Canal Plus, vient décerner le César de la meilleure musique.

Coup de cœur pas très original : Alexandre Desplat pour The Ghost Writer. Egalement nommé aux Oscar, le compositeur pourrait se voir récompensé des deux côtés de l’Atlantique. Pour The Ghost Writer, il le mérite indéniablement…

Verdict : Alexandre Desplat. Bien pour The Ghost Writer ! En même temps, Desplat est le meilleur dans sa catégorie. Il remercie Polanski, les "fantastiques" musiciens qui ont participé, son père et sa compagne. Doublera-t-il la mise aux Oscar pour Le Discours d'un Roi ?

 

22h25

Bel hommage à Bernard Giraudeau qui nous a quittés cette année, extraits de films à l'appui. Grande carrière, grand acteur !

 

22h32

Meilleur montage

Pronostic : The Ghost Writer ou Carlos. L’histoire du film d’Olivier Assayas, une mini-série de 5 heures qui devient un film de 2h30 pourrait bien lui valoir ce César.

3e César pour The Ghost Writer. Excellent et logique ! Le film pourrait-il tout rafler ce soir? J'en doute quand même un peu, même s'il le mériterait amplement...

 

22h36

Meilleur son

Là encore, The Ghost Writer est le favori logique, pour ces prix techniques.

C'est Gainsbourg qui remporte la mise. Why not ? 2e César pour le film.

 

22h42

Meilleur film étranger 

The Social Network fait indéniablement partie des 2 ou 3 meilleurs films de l’année, il devrait donc logiquement l’emporter. Non pas un film sur Facebook, mais un film fascinant sur la création, la vampirisation, les rapports de force qui régissent nos vies.

Le gagnant : Social Network. Génial ! LE film américain de l'année, avec A Serious Man (frères Coen). Un rythme incroyable du début à la fin, qui épouse le rythme intérieur de son personnage principal.

 

22h49

Meilleur espoir féminin

Difficile d’établir un pronostic dans cette catégorie. Le succès de Tout ce qui brille sera-t-il récompensé par l’intermédiaire de ses actrices ? Mais si l’on parle de révélation, la seule à mériter vraiment cette distinction serait bien Yahima Torres…

Verdict : Leïla Bekhti pour Tout ce qui brille. La fraîcheur et l'émotion arrivent enfin dans cette cérémonie.

 

22h56

Les actrices de Tournée viennent remettre le César du meilleur décor.

The Ghost Writer, peut-être ?

Verdict : Adèle Blanc-Sec. Toujours étonnant de voir un film de Luc Besson récompensé aux César...

 

22h59

Meilleure photo

Gagnant : Des Hommes et des Dieux. Caroline Champetier : "Je pensais que j'avais trop mauvais caractère pour avoir un César".

 

23h06

Meilleur espoir masculin remis par la troublante Emmanuelle Seigner.

On voit mal comment ce César pourrait échapper à Edgar Ramirez qui a marqué les esprits dans le Carlos d’Olivier Assayas…

Verdict : Edgar ramirez. "Merci à l'Académie Française !" Hommage énormissime à Olivier Assayas ! Emouvant Edgar Ramirez !

 

23h16

On fête les morts ! L'occasion de rendre hommage à Claude Chabrol...

 

23h19

Meilleur documentaire

Vainqueur : Océans. Quelle prise de risque ! No Comment !

 

23h24

Nathalie Baye fait son apparition sur la scène du Châtelet pour décerner le César du meilleur réalisateur.

Mathieu Amalric (pourtant Prix de la Mise en Scène du dernier Festival de Cannes) et Bertrand Blier éliminés d’entrée, le César devrait se jouer entre Roman Polanski, Xavier Beauvois et Olivier Assayas. Des Hommes et des Dieux va-t-il remporter les prix majeurs ?

Verdict : Roman Polanski. Etonnant, The Ghost Writer est en train de triompher et de laisser Xavier Beauvois sur le carreau ! Il remercie ceux qui l'ont soutenu pendant qu'il était en prison.

 

23h29

C'est François Cluzet qui fait son entrée pour couronner la meilleure actrice. Son discours est un vibrant hommage à Claude Chabrol.

La concurrence est très très rude dans cette catégorie. La délicate Isabelle Carré, la dévoreuse d’hommes de droite Sara Forestier, la frêle Charlotte Gainsbourg, devraient être éclipsées par une bataille entre deux géantes : Catherine Deneuve, étonnante dans Potiche, et peut-être surtout Kristin Scott Thomas qui mériterait d’être enfin récompensée après plusieurs nominations infructueuses. Réponse tout de suite…

Verdict : Sara Forestier. Quelle surprise ! Et pourquoi pas, après tout ? "Le seul truc que j'avais préparé aujourd'hui, j'ai mis ma culotte porte-bonheur !" ; "ce film est tellement dans la vie !" ; "je voudrais remercier Mathilde qui me raccompagnait dans sa Twingo le soir" ; "Quand j'ai fait le film, je connaissais rien à la politique et j'étais vierge !"

Rien que pour ce discours, Sara Forestier méritait de remporter ce César. Un vent de jeunesse souffle !

 

23h37

Valérie Lemercier trouve cette compétition "dégueulasse", "l'académie des César devrait tirer des leçons d'une certaine place Tahir", "c'est très souvent entre 30 et 65 ans qu'on change de partenaire, quel que soit le vainqueur et même si c'est un prêtre..." Elle remet le César du meilleur acteur.

Si les films de Romain Duris et Jacques Gamblin ne semblent pas avoir le profil adapté aux César (quoique Sara Forestier vient de l'emporter), Gérard Depardieu et Lambert Wilson pourraient être de nouveau récompensés par l’Académie. A moins que la performance d’Eric Elmosnino en Serge Gainsbourg ne soit reconnue par les votants. Et ce ne serait que justice…

Verdict : Eric Elmosnino, tout en nonchalance. Comme Anne Alvaro, Elmosnino est avant tout un grand acteur de théâtre. Décidément, les frontières entre cinéma et théâtre s'effritent...

 

23h44

Jodie Foster remet le César du meilleur film.

Qui remportera la récompense suprême dans un instant ? Si Des Hommes et des Dieux fait figure de grand favori, la surprise pourrait venir du Ghost Writer de Polanski qui a déjà remporté de nombreux prix ce soir. Deux films très différents, presque opposés : le mouvement lent du film de Xavier Beauvois face au thriller redoutablement efficace et pervers de Polanski. Personnellement, mon cœur penche pour le second…

Verdict : Des Hommes et des Dieux quand même. On n'y croyait plus. Favori de la compétition, le film remporte finalement la récompense suprême. "Quand j'étais petit, j'avais envie de faire François Truffaut dans la vie", quand on est cinéaste, on peut mettre une parole en lumière, une parole d'intelligence, un message de liberté-égalité-fraternité". Message politique pour Xavier Beauvois. "C'est un très beau cadeau, merci beaucoup !"

 

 

CLAP DE FIN... Belle moisson de prix pour The Ghost Writer, Des Hommes et des Dieux meilleur film comme attendu, et la grande surprise de la soirée : Sara Forestier meilleure actrice. A l'année prochaine !

 

Par Guillaume - Publié dans : Cérémonie des Césars (le direct !) - Communauté : A voir, à lire, à écouter
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Nicolas Winding Refn, réalisateur danois remarqué, signe un polar stylisé dans les rues de Los Angeles, à la fois romance flottante entre deux âmes égarées, et polar à la violence brute, efficace et millimétré. Le tout porté par un personnage minéral, sec, taiseux, nouvelle figure du héros du XXIe siècle (impérial Ryan Gosling). Grande réussite !

 

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