Partager l'article ! Actualité - Le Skylab - Réal. : Julie Delpy - France - Sortie : 05/10/2011 - Note : 3/5: Juillet 1979, pendant les vacances d’ét ...
Once upon a time in Cinema
Juillet 1979, pendant les vacances d’été dans une maison en Bretagne. A l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, oncles, tantes, cousins et cousines sont réunis le temps d’un week-end animé.
Avec ce Skylab qui plane au-dessus de cette famille réunie un week-end de 1979 en Bretagne, Julie Delpy installe tout de suite une atmosphère particulière. Un espèce de temps suspendu. Le temps d'un week-end. Nostalgie du souvenir. Celui d'Albertine, alors âgée de 11 ans, dont les parents, gauchistes, anti-conformistes, tranchent avec le reste de la famille. Rires, engueulades, traversée d'une plage nudiste, chansons, premiers émois de l'adolescence, Julie Delpy s'avance sur des sentiers très balisés.
Et pourtant... La cinéaste se mue en formidable raconteuse d'histoire. Foutraque et bordélique, le film l'est assurément. Mais par sa manière de regarder tous ses personnages avec tendresse, par son sens du détail, la réalisatrice livre des moments de vie. Parfois maladroit, mais bourré de fantaisie, et porté par des personnages drôles et attachants, le film est étonnant car il s'installe dans la durée. Julie Delpy n'a pas peur des longueurs, des temps faibles. Au contraire, elle les cherche pour mieux mettre en valeur ses personnages. Un exemple : une scène de repas qui dure au gré des averses et du beau temps qui revient. Julie Delpy joue avec la météo et les ruptures de ton, pendant que ses personnages racontent eux-mêmes des histoires (et se racontent).
C’est dans ces moments-là, lorsqu’elle met en scène ses « conteurs », que Julie Delpy touche au plus juste et en plein cœur. Intermèdes en chansons autour de la table, ou histoires à faire peur la nuit sous la tente… Le film n'est jamais aussi réussi que lorsqu'il retrouve le ton de l'enfance. À l’image de Julie Delpy, représentée ici en petite fille de 11 ans à l’aube des découvertes de l’adolescence, et qui pencherait pour l’insouciance plutôt que la responsabilité, la légèreté plutôt que le réalisme.
Drive, de Nicolas Winding Refn - Sortie le 5 octobre 2011
Nicolas Winding Refn, réalisateur danois remarqué, signe un polar stylisé dans les rues de Los Angeles, à la fois romance flottante entre deux âmes égarées, et polar à la violence brute, efficace et millimétré. Le tout porté par un personnage minéral, sec, taiseux, nouvelle figure du héros du XXIe siècle (impérial Ryan Gosling). Grande réussite !
Le Skylab, de Julie Delpy - Sortie le 5 octobre 2011
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Jane Evelyn Atwood "Photographies 1976-2010" - Maison Européenne de la Photographie - Du 29 juin au
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