Meilleurs films de la décennie

The Yards, Valse avec Bachir, There Will be Blood, Les Climats, Mulholland Drive, Elephant, L'Emploi du temps - La Vie moderne, Le Voyage de Chihiro, Magnolia et Eternal Sunshine of the Spotless Mind, composent mon Top 10 des meilleurs films de la décennie 2000-2009.
Rétrospective - Les 20 meilleurs films de la décennie 2000-2009

Les coups de coeur (et coups de gueule) du mois

Drive, de Nicolas Winding Refn - Sortie le 5 octobre 2011

Nicolas Winding Refn, réalisateur danois remarqué, signe un polar stylisé dans les rues de Los Angeles, à la fois romance flottante entre deux âmes égarées, et polar à la violence brute, efficace et millimétré. Le tout porté par un personnage minéral, sec, taiseux, nouvelle figure du héros du XXIe siècle (impérial Ryan Gosling). Grande réussite !

 

Le Skylab, de Julie Delpy - Sortie le 5 octobre 2011

Réunion de famille drôle et tendre, parfois maladroite à l'image de sa réalisatrice. Mais son sens du détail, sa petite musique nostalgique, et surtout la pertinence de son regard sur l'enfance emportent immédiatement l'adhésion ! Une des réussites de l'année côté cinéma français... 

 

19/08/2011 : Marion Cotillard, héroïne principale du prochain film de James Gray !

Je me pince, serait-ce un cauchemar ? L'actrice la plus mielleuse du cinéma mondial (voir Inception !), croisera la route du plus mesuré et millimétré des cinéastes américains (voir chacun de ses films !) !  Le pitch ne laisse rien augurer de bon : une immigrée polonaise qui doit se prostituer pour subvenir aux besoins de sa soeur malade.

Seule bonne nouvelle : le film signe le retour au cinéma de Joaquin Phoenix !

Musique de film

C'était en 1995, Martin Scorsese filmait Sharon Stone dans Casino sur la musique de Love is Strange (Mickey and Sylvia. Sylvia Robinson est décédée le 29 septembre). Cette chanson, ce moment (la rencontre entre Stone et De Niro), cette actrice, resteront à jamais gravés dans la mémoire des cinéphiles. Un petit miracle qui tient à quoi? La blondeur, le sourire final, l'inventivité visuelle de Monsieur Scorsese, la démarche de Miss Stone au ralenti, le regard fasciné de Robert De Niro... Appréciez plutôt...

 

Les mots des cinéastes

Nicolas Winding Refn, réalisateur de Drive

[A la fin de sa première entrevue avec Ryan Gosling qui lui propose de réaliser le film] "Pendant le trajet, alors que je me demande ce que je fais là, que j'ai toujours envie de tuer Harrison Ford et pas du tout de faire un film de voitures, Ryan allume la radio qui diffuse la chanson I can't fight this feeling any longer, de REO Speedwagon, un tube des années 1980. Parfois, quand on est fiévreux, on est très émotif. Je sens que cette chanson me fait quelque chose... j'augmente le volume et je commence à pleurer ! Ryan s'affole un peu. Je commence à chanter à tue-tête, de plus en plus fort. Je me tourne vers lui et je m'écrie : "Ca y est, j'ai trouvé ! Drive, c'est un film sur un gars qui conduit la nuit en écoutant des chansons pop, car c'est sa seule manière de décompresser émotionnellement !" "Dans le mille !", me répond-il. Voilà comment Drive est né. (Positif, octobre 2011)

Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 22:49

Vincere 300
Tendu et puissant, le nouveau film de Marco Bellochio est une grande réussite. En racontant le destin et la lutte d’Ida Dalser pour faire reconnaître son identité (première femme du Duce Mussolini), le cinéaste signe un portrait de femme bouleversant. L’Histoire avec un grand H n’est pas vraiment son sujet, la figure de Benito Mussolini n’est qu’esquissée (au milieu du film, l’acteur qui l’incarne disparaît d’ailleurs derrière les images d’archives). Non, le film est tout entier tendu vers la figure niée d’Ida Dalser, sa folie, son obsession. Et son atout majeur réside dans la volonté de donner à l’histoire intimiste de cette héroïne tragique une ampleur et un souffle véhiculés par une mise en scène digne d’un opéra, utilisant par là des procédés issus du cinéma américain (on pense parfois au Casino de Martin Scorsese). Totalement habitée par son personnage, Giovanna Mezzogiorno, par son interprétation fiévreuse et intense, rend toute son humanité à cette femme niée par la montée du fascisme. Son acharnement à vouloir rétablir la vérité, quitte à sacrifier son propre fils dans cette lutte, est à la fois fascinant et proprement dramatique.



Bande annonce - Vincere


Par Guillaume - Publié dans : Actuellement dans les salles - Communauté : A voir, à lire, à écouter
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 00:17
Les Chats Persans-600x814
"Haussez le son ! Défoncez les portes !"
Deuxième vision des Chats persans lors de l'avant-première parisienne à l'UGC Ciné Cité Les Halles, et le même choc devant ce patchwork d'émotions, de sensations, d'impressions. Les Chats persans, ou l'Iran d'aujourd'hui vu sous l'angle de la  constestation artistique avec le développement de la musique underground. Rappelons le contexte : un tournage en 17 jours, évidemment sans autorisation, une urgence qui participe à l'incroyable énergie qui se dégage du parcours de Negar et Ashkan, ces deux musiciens émouvants bien décidés à former un groupe et quitter l'Iran. Sur un fil narratif extrêmement ténu (une suite de rencontres avec la fine fleur de la musique underground iranienne entre sous-sols et étables), Bahman Ghobadi construit un formidable suspense (partiront-ils ?) et nous offre une déambulation à la fois poétique et nerveuse, drôle et mélancolique, dans la jeunesse iranienne d'aujourd'hui. Un geste magnifique de liberté absolue!
LE PLUS BEAU FILM DE L'ANNEE!

Rien de plus simple que de rentrer dans l'univers de Bahman Ghobadi avec ce film-là. Peut-être principalement parce que le dispositif du film, à mi-chemin entre fiction et documentaire, nous fait pénétrer dans la société iranienne en même temps que Negar et Ashkan vont eux-mêmes à la rencontre de ceux qui essaient de la faire bouger par la musique. L'identification est alors totale, et on est littéralement happé par l'atmosphère mise en place par Bahman Ghobadi.

Chance énorme, le réalisateur était présent lors de cette avant-première. Et il n'était pas seul. Ses comédiens principaux l'accompagnaient. Comédiens non professionnels donc (et pourtant sublimes), puisque véritables musiciens, qui nous ont parlé de leurs objectifs : faire un album et se produire peut-être dès l'année prochaine en concert dans une salle parisienne.
Quant à Bahman Ghobadi, il est revenu avec passion et ferveur sur les conditions de tournage de ce film, l'absence d'autorisation, cette incroyable énergie artistique qui anime les sous-sols de Téhéran. Un échange passionnant avec une salle captivée de la première bobine au dernier mot prononcé par un cinéaste visiblement ému et ravi de l'accueil réservé à son nouveau film.


Bande annonce - Les Chats persans
Par Guillaume - Publié dans : Actuellement dans les salles - Communauté : A voir, à lire, à écouter
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 11:22



Caméra d'Or du dernier Festival de Cannes (Prix du Meilleur premier film), Samson and Delilah est un film coup de poing, un de ceux dont la force brute nous frappe en plein coeur. Le coeur, dernier rempart contre l'adversité et le rejet dont chacun peut être la victime, c'est la ligne de force de ce film bouleversant. On y suit le trajet de deux jeunes aborigènes qui, rejetés par leur propre communauté à la suite de la mort de l'un des leurs, décident de rejoindre la ville. Mais ils découvrent alors que la vie hors de la communauté peut être plus cruelle encore. Affamés et indésirables, seule la complicité qui les lie (un amour naissant) leur permet de survivre.

Premier film impressionnant de maîtrise, Samson and Delilah nous plonge d'abord dans le quotidien d'une communauté aborigène. Dans un style documentaire (caméra portée, acteurs non professionnels...), Warwick Thornton capte avec bonheur et précision des moments de vie. La culture aborigène, rarement abordée au cinéma, y est montrée sous bien des aspects. L'importance de la peinture par exemple, pratiquée par Delilah, qui fait partie de leur patrimoine et leur permet de survivre, malgré l'exploitation de certains marchands. Ou encore l'identité de chaque aborigène qui se traduit par un "nom de peau" déterminé à la naissance par le nom des parents ; seules certaines combinaisons de peau peuvent se mêler entre elles. C'est ce que l'on perçoit lorsque la grand-mère de Delilah lui dit que Samson est de "la bonne peau". Le rapport à la mort est également abordé de façon plus cruelle. A la mort de sa grand-mère, Delilah est battue par les autres femmes de la communauté et mise à l'écart, car il faut forcément qu'il y ait un responsable.


Par petites touches, le réalisateur nous fait donc pénétrer dans cette communauté. Par un travail sur la durée des plans (longs) et la sécheresse du processus filmique, on perçoit de manière prégnante le caractère répétitif et codifié de l'existence aborigène. La caméra capte sans jamais chercher à dicter l'émotion. Le récit n'est qu'esquissé, les mots sont rares, seules importent les sensations et perceptions. Cela se traduit par une forme d'incertitude qui permet différentes interprétations face aux actions des personnages. On n'est jamais certain que l'amour qui lie Samson à Delilah soit réciproque jusqu'à cette scène lumineuse où la captation brute des événements laisse place à la vision subjective de Delilah qui, écoutant de la musique dans une voiture, observe Samson qui danse un peu plus loin. Les musiques se rejoignent, les coeurs aussi. La simplicité absolue et la grâce qui émanent de cette scène la rendent remarquable.


Amour et violence, espoir et cruauté, Warwick Thornton donne à voir toute une palette de sentiments contradictoires. Car après avoir été rejetés par leur communauté, l'arrivée en ville de Samson et Delilah s'apparente à un véritable chemin de croix. Réduits au rang de clochards, ils doivent faire face au manque de nourriture, et surtout à l'indifférence des blancs. Dans un récit âpre et extrêmement dur, l'attachement à l'humain confère alors au film une portée universelle, que revendique le réalisateur : "Chacun trouvera dans Samson and Delilah des références à sa propre vie. [...] Nous ne cherchons pas à éduquer les gens, nous essayons juste de leur donner accès à une vie qu'ils n'ont peut-être jamais eu l'occasion de voir. [...] Libre à chacun d'en tirer ce qu'il veut à l'issue du film". 
Si le réalisateur met en scène des personnages de peu de mots, on peut noter que la bande-son, et notamment la musique, sert de relais naturel tout au long du film.


Admirateur notamment de Terrence Malick (on pense parfois à La Balade sauvage), Warwick Thornton nous convie à un voyage passionnant au sein d'un peuple aborigène méconnu. Et au-delà, à la traversée à la fois cruelle et remplie d'espoir de deux adolescents qui tentent de trouver une terre où "vivre", filmée avec une intensité rare.






Si j'ai pu convaincre quelques personnes d'aller voir ce film, sachez que, malgré sa Caméra d'Or, il ne bénéficie que d'une distribution pour le moins limitée : 15 salles en France, dont 3 à Paris. Donc courrez-y! C'est un film difficile, mais dont on ressort différent. C'est aussi ça la "magie" du cinéma!

La bande originale est très belle, mais pas disponible en France apparemment. Si vous trouvez un moyen de vous la procurer, n'hésitez pas à m'en parler...


Bande annonce - Samson and Delilah 



Extrait 1 - Samson and Delilah


Extrait 2 - Samson and Delilah


Musique - Charley Pride - "All I have to offer you (is me)"
Par Guillaume - Publié dans : Actuellement dans les salles - Communauté : A voir, à lire, à écouter
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 14:57


Une gifle ! C’est le sentiment ressenti lors de la projection du 5e film de Bahman Ghobadi, Les Chats persans. Signalons d’abord que je ne connais absolument rien au cinéma iranien. C’est à peine si j’ai pu voir par-ci par-là quelques extraits de certains films d’Abbas Kiarostami, extraits qui m’avaient donné envie d’en voir plus, sans jamais réaliser ce souhait.

 

Une jeunesse iranienne pleine d’espoir, de craintes, de désirs (d’avenir par l’exil), c’est ce que nous donne à voir Bahman Ghobadi avec Les Chats persans, plongée poignante et sublime dans la culture underground iranienne. On y suit un homme et une femme dans leurs difficiles tractations pour trouver des musiciens, des autorisations, des passeports et des visas, monter un groupe et partir se produire en concert à Londres. En résumé, quitter l'Iran. Au fil de leur cheminement, on découvre entre autres une société bâillonnée, les mécanismes du marché noir pour quitter un pays sclérosé qui ne donne plus d’espoir à sa jeunesse, ou encore le contrôle brutal et systématique des autorités sur la création artistique. Mais c’est surtout l’incroyable énergie qui se dégage de leur action qui marque profondément. Avec ces groupes qui, cachés dans des étables, des sous-sols (ou parfois en hauteur), jouent pour croire en l’avenir et exercer leur liberté. Avec la détermination sans faille de ce couple émouvant qui ira jusqu’au bout de sa démarche, à tout prix.



Avec humour, sensibilité et sans aucun misérabilisme, Bahman Ghobadi réussit un film ensorcelant dans lequel les sensations ont une importance primordiale. Les décadrages (ou faux cadrages) fréquents, présents dès l’entame du film, traduisent le décalage dans lequel se situe cette jeunesse iranienne, mais également une forme de malaise qui la contraint. On retient aussi une attention aux éléments extérieurs, aux lumières notamment qui, par les sensations qu’elles génèrent, éclairent l’état émotionnel des personnages. On pense ici parfois au cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan, maître de la sensation au cinéma (voir Les Climats).

 
 
Ce cinéma sensoriel est notamment lié au dispositif du film qui, sur un scénario totalement fictionnel, se situe du point de vue filmique à la frontière entre documentaire et fiction. Tendance lourde du cinéma actuel (voir Entre les Murs ou Valse avec Bachir), l’utilisation de procédés liés au cinéma documentaire (caméra portée, cadrages originaux…) renforce l’authenticité de la matière fictionnelle du film. Comme dans Valse avec Bachir, on balance alors entre récit brut et passages poétiques véhiculés notamment par la musique. Enfin, c’est aussi le montage qui crée l’émotion, en particulier lors des passages chantés du film. Rapide et tourbillonnant, il dresse alors un portrait là aussi sensoriel et fascinant de la ville et de ses habitants.


Les Chats persans
est assurément la plus belle expérience de cinéma de l’année. Hymne à la liberté, le film ne sortira certainement jamais en Iran... Chanceux que nous sommes, ne boudons pas notre plaisir...


A noter encore une fois, la qualité de la programmation du Forum des Images (et des avant-premières Positif). Et l’importance toujours plus grande accordée aux cinémas iranien, turc, israélien, palestinien… Des pays dans lesquels les atteintes aux libertés individuelles exacerbent l’exceptionnelle créativité des cinéastes qui les peuplent (et qui, parfois, sont contraints d’en partir).

 

On reparlera de ce film nécessaire et stimulant lors de sa sortie en salles le 23 décembre. Date de sortie hélas totalement ridicule qui risque de faire passer l’un des plus beaux films de l’année à la trappe très rapidement, alors que c'est peut-être l'un des seuls qui vaille vraiment la peine d'être vu! 


Bande annonce - Les Chats persans

Par Guillaume - Publié dans : Actuellement dans les salles - Communauté : Webzine cinéma
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 12:39


Stanislas Graff est un homme d'industrie très en vue et connu comme très riche. Un matin, il est enlevé en pleine rue devant son immeuble. Ses ravisseurs demandent rapidement une rançon de 50 millions d'euros. S'installe pour Stanislas, amputé d'un doigt et humilié dans son être, l'attente et la peur de ne jamais revoir les siens. En parallèle, se pose pour sa famille et son entreprise la question du paiement de la rançon. Mais, les jours passant, le monde de Stanislas se fissure. L'enquête révèle l'existence de maîtresses cachées, et surtout des sommes indues dépensées aux casinos. Le scandale n'est pas loin...



Lucas Belvaux est un réalisateur étonnant. On avait déjà remarqué avec sa belle trilogie Un couple épatant/Cavale/Après la vie sa volonté de briser la hiérarchie des personnages principaux et secondaires, leur donnant à tous une réelle identité. Avec Rapt, il poursuit dans cette démarche en donnant autant de voix à la victime qu'aux différents personnages qui gravitent autour de cette histoire. Librement inspiré de l'enlèvement du Baron Empain en 1978, Lucas Belvaux signe un film âpre et intense sur la barbarie à la fois physique et psychologique dont peut faire preuve l'être humain. En effet, alors que Stanislas subit les sévices de ses agresseurs, sa souffrance physique et mentale se double d'un étalement public des failles qui ont jalonné sa vie... privée.


On sent bien que ce qui intéresse Lucas Belvaux n'est pas tant l'enlèvement en lui-même que ce portrait ambigu d'un homme qui avait tout et dont l'existence se brise à la fois concrètement et symboliquement. Portrait d'autant plus cruel que le personnage n'a aucune prise sur ce qui se passe à l'extérieur. A peine peut-il se demander pourquoi la rançon n'a pas encore été payée. Dans l'immobilité la plus totale, sa vie se délite sans même qu'il puisse en avoir vraiment conscience.


Si la mise en scène manque parfois un peu d'ampleur, son ton sec et précis lui donne une force implacable. On peut saluer la qualité de l'écriture de ce film, brillamment construit, du cauchemar de la séquestration à celui, peut-être plus dévastateur encore, du retour à la vie réelle. Qualité également d'une interprétation très homogène. Yvan Attal, après quantité de personnages assez insignifiants, trouve ici le meilleur rôle de sa carrière. Une performance physique assurément (perte de poids), mais surtout une performance d'acteur. Sec et tout d'émotion contenue, il insuffle à son personnage une intensité et une fragilité étonnantes. Anne Consigny (toujours sur les bons coups en ce moment, voir Un Conte de Noël ou Les Herbes folles) joue l'épouse aimante et trahie avec une élégance et une dignité remarquables, mais aussi une certaine forme de cruauté. Elle a une fébrilité dans le jeu et dans la voix qui en fait l'une des plus belles actrices du cinéma français.


Extrait 1 - Rapt

Par Guillaume - Publié dans : Actuellement dans les salles - Communauté : A voir, à lire, à écouter
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Drive, de Nicolas Winding Refn - Sortie le 5 octobre 2011

Nicolas Winding Refn, réalisateur danois remarqué, signe un polar stylisé dans les rues de Los Angeles, à la fois romance flottante entre deux âmes égarées, et polar à la violence brute, efficace et millimétré. Le tout porté par un personnage minéral, sec, taiseux, nouvelle figure du héros du XXIe siècle (impérial Ryan Gosling). Grande réussite !

 

Le Skylab, de Julie Delpy - Sortie le 5 octobre 2011

Réunion de famille drôle et tendre, parfois maladroite à l'image de sa réalisatrice. Mais son sens du détail, sa petite musique nostalgique, et surtout la pertinence de son regard sur l'enfance emportent immédiatement l'adhésion ! Une des réussites de l'année côté cinéma français... 

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